mercredi 2 janvier 2019

Nur ein blick


Nous prenons le train pour le plus grand bonheur de L. Je décide, une fois arrivé à St Lazare de l'amener dans le métro. Deux stations et on revient. En fait, nous poussons jusqu'aux Halles. 

Je fais attention à son regard quand pour la 1e fois il voit arriver le métro, puis le RER. Que se passe-t-il dans sa tête ? il doit se dire que ça ne ressemble pas tout à fait aux trains. Mais il dit quand même "crin" (train). C'est plus simple que "métro" ou "RER" (2 r dans un si petit mot !).


Après la piscine, il évoque la matinée : "crin" + un geste (il passe son doigt sous son nez = une moustache). Il y avait bien un homme moustachu en face de nous. Il ajoute aussi : "crin" + "atchou". Est-ce que c'est parce l'un des passagers de la rame a fortement éternué ?

(samedi 6 mai 2000). 

Pick a part that’s new







J'ouvre Le grand jeu de Benjamin Péret : 

mieux vaut se coudre les mains
que de rire aux anges
mieux vaut changer de montre
que de hurler à la lune

(Vers l'Ouest).  

                                                                              *
Tout à l'heure,  L. a voulu voir le clip des Stereophonics sur le Cd-Rom d'un numéro de Best. Ce qui lui plaît c'est la course poursuite entre voitures (Fiat contre mini-Austins).
                                                                              *

Etat du monde. "Wall street aveugle" (la nouvelle économie et ses ratés boursiers), "L'Asie en quête d'une "logique de paix"" (entre les deux Corée), "la preuve par l'ADN" (sur le cœur de Louis XVII ou la réouverture de l'enquête sur le petit Grégory). En revanche rien en une sur les débuts de la famine dans l'Ogaden en Ethiopie. Et comme le journal a paru jeudi soir, il faut plutôt écouter la radio pour en savoir plus sur la victoire de Gueugnon sur le PSG (presque du même acabit que celle de Calais sur Bordeaux), ou la télé pour découvrir (sur Thalassa vendredi soir) Joe Le Guen raconter son calvaire, entrevoir D'Alema mine défaite, Berlusconi épanoui, Mugabe à l'inquiétante petite moustache, le logo ensanglanté de McDo quelque part en Bretagne, les eaux du Danube gonfler et le fleuve renaître (la crue élimine le cyanure), le visage du petit Elian... autant d'images qui bientôt reposeront au fond de nos mémoires maltraitées par ce trop plein d'informations

 (dimanche 23 avril 2000).