Geknüpft kadulla
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lundi 6 janvier 2014
lundi 31 octobre 2011
Mardi 18 décembre 1917 (SZ)
"Ensuite, comme nous voulions nous en aller, un charivari dans toutes les langues. La tour de Babel croulant dans la Bahnhofstrasse de Zurich : Saccharoff et deux peintres russes, Clothilde van Derp, Bianca Segantini, l'Alsacien Goll, de jeunes Polonais et Français, un pêle-mêle de langues ! Et tous de descendre la rue illuminée, bras dessus, bras dessous, riant et chahutant dans toutes les langues." S. Zweig, Journaux, 1912-1940.
dimanche 4 octobre 2009
jeudi 13 novembre 2008
vendredi 1 août 2008
jeudi 5 juin 2008
Langue/langue/langues
Non pas que la poésie soit la mémoire de la langue (Roubaud, La bibliothèque de Warburg), mais ce qui coupe ras dans le sens de la longueur : la Langue, cette Babel imposée, la chaîne de l'asservi. Mieux vaut les langues pour que la langue singulière absorbée nous la buvions, peuple qui sabote la Langue y inscrivant langues et langues. Acide palimpseste. L'anti-rhétorique : moins la "porte vers" que "la fenêtre sur".
jeudi 14 février 2008
Sokea
Juho Rissanen peint
délaissant le bleu occultant les bords
étendant, par ce cadrage paradoxal, brutal,
la ligne qu'elle trace,
l'aveugle, sokea.
Mendier. Mendier parce que la compagnie des saints est vénéneuse. Ils habillent l'espace de promesses puis dérobent les derniers feux.
mercredi 19 décembre 2007
Todennäköisesti
Ces mots longs, étranges. Apprendre, c'est passer de leur côté : ces voyelles qui vous domestiquent. Comme ravi deux fois par l'étonnement et la reconnaissance. Kyllä.
dimanche 2 décembre 2007
La langue autre
Croyant échapper à la curiosité de leur fille, les parents de Lydia Flem (Lettres d'amour en héritage) changeaient de langue pour évoquer leurs petits secrets. Allemand, anglais, italien : Lydia finissait par les maîtriser et donc, les rattraper.
La langue autre comme ligne de fuite est aussi arme sociale.
Maître Pathelin a lu Bourdieu et peut ainsi humilier deux fois Guillaume, le naif drapier. Passant de l'occitan au flamand puis au latin, il ne fait pas que simuler une possession soft, mais signifie que lui sait et que l'autre n'est qu'un vulgaire pequenaud.
mardi 23 octobre 2007
"85 poemas realistas" de Manuel de Seabra
Le texte paraît le 20 mars 1974, un mois avant le 25 avril qui paraît pourtant si loin car Seabra s'est éloigné, jeune, du pays natal. En ce sens, le texte défend un réalisme de la distance et de la traversée. Celui de l'être nu qui avance dans l'hiver des villes. Exilé plus que flâneur cosmopolite, il ne se laisse jamais dominer par l'aigreur, la colère. Même quand les flics français le traitent comme un chien. Poèmes dans et hors la langue héritée, ce portugais passé au crible du français plus qu'à celui du catalan (pourtant si cher à l'auteur).
Difficile de savoir, au fond, si Seabra célèbre ou règle son compte au réalisme, en dehors de cette exigence de l'ici et maintenant, témoignant de la chair désirante et souffrante. En revanche, l'homme aux mille langues, comme d'autres ont mille ruses, a produit de sa marge prophétique (occitanie, catalogne) des voies précieuses vers la Russie, l'Inde (anthologie préparée avec sa femme sur les poètes indiens de Goa), la Chine, la scène lyrique beat...
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