Affichage des articles dont le libellé est architextures. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est architextures. Afficher tous les articles

jeudi 10 novembre 2011

lundi 4 octobre 2010

vendredi 9 mai 2008

Place Nationale

Mai 2008, l'entrée de Renault, place Nationale

Un siècle d'histoire ouvrière, de luttes. La porte s'ouvre. On découvre une perspective inconnue à l'époque où l'on vivait là-bas, à Billancourt. Lumière qui ne vous inspire pas. Le quartier est passé à autre chose. Histoire lisse de sages nantis. On en revient toujours pas.
Allez écouter cette excellente émission de France Culture (Sur les Docks) qui témoigne avec justesse du Billancourt de 68.

mardi 6 mai 2008

mercredi 9 avril 2008

dimanche 16 décembre 2007

Rue Parmentier

Pour Dino Belhocine


Texture de ce qui implose puis
comme pour recoudre l'espace
déploie ces deux battants. J'apprends,
ne saurai jamais. J'apprends, ne comprendrai
pas mieux.


Les 4 tours


Et il m'avait appris le nom du lieu : "Les 4 tours". Il allait rater son train mais avait ajouté : "c'est de l'une d'entre elles que que cette fille s'est précipitée". De qu'elle fille parlait-il ? Et de quelle tour avait-elle sauté ?
Il y avait eu cet hiver où ce coin de la ZUP s'était transformé en cité industrielle de Sibérie, oubliée des cartographes. Elle avait survécu à ça mais pas au reste.

samedi 3 novembre 2007

mardi 23 octobre 2007

(Helsingin rautatieasema) Gare d'Helsinki

On cherchait une image de la gare d'Helsinki à offrir à William Cliff. Alors que ce dernier se noyait sans répit dans l'immense existence, il y avait trouvé refuge.
Eliel Saarinen, l'architecte finlandais à qui l'on doit la gare, y aurait paraît-il exprimé un "romantisme national" typique de ces années d'avant l'indépendance. Un Sibelius de la pierre ? La gare comme porte sur l'Histoire. On prendrait, un jour, le temps de vérifier in situ.
Alors que mes doigts wikipédisent le clavier à la recherche du cliché de la gare, Sonny Ji balance mix et remix banghra (police on my back) et nous en promet même de meilleurs, samedi prochain.

mercredi 10 octobre 2007

Colonne Morris, ZUP


Survivante du GPU (Grand Projet Urbain), portant ces affiches en colère, ignorant le décor triste, parfois sinistre. De plus en plus seule, peut-être. Aspérité rebelle depuis que la superette avait été détruite.
Au début des années 90, la propagande des tigres tamouls s'y exhibait sans complexe. Aujourd'hui, c'est un espace que se disputent l'Extrême-gauche (LO, LCR) et les fondamentalistes (PMF).

mardi 2 octobre 2007

jeudi 27 septembre 2007

"Agonies urbaines" ?

A propos du très beau livre : Petites agonies urbaines, éditions Le Bec en l'air.
Michel Denancé signe les photos de l'ouvrage accompagné des textes de 6 auteurs dont Jacques Jouet et Jeanne Benameur.
Dans la préface, le photographe (architecte de formation) explique que c'est un peu par hasard qu'il s'est intéressé à ces maisons et immeubles murés, attendant sereinement leur effacement du paysage urbain. Est-ce bien un hasard ? Plus peut-être que pour le chantier, matière à images, la maison abandonnée débouche sur un imaginaire puissant que le passant curieux cherche à sonder. Plus qu'au monde du fait-divers, c'est à l'univers du roman et du conte que se raccroche cette passionnante enquête visuelle et narrative.

samedi 8 septembre 2007

"Vides urbains"

J'en ressors presque accablé, plein d'amertume. Si le "vide urbain" est plaie, la solution ici proposée a l'élégance de l'amputation. Le chirurgien au discours ampoulé est le boucher de la complainte : par ici les petits enfants. Je vous découpe et Saint-Nicolas vous raccomodera (peut-être). J'épouve donc le sentiment que les architectes sont loin d'être les thérapeutes attendus. N'écrivent-ils pas la ville avec le stylo du Capital; plaçant ça et là les bornes et portiques enchantés du panoptisme et du biométrisme ? Ne repeignent-ils pas nos cités grises des couleurs chatoyantes de la gentry globalisée ?
Dans un deuxième mouvement, je perçois mon erreur. Non pas dans la critique d'une certaine architecture, au service non de la liberté et de l'imagination mais vitrine respectabilisant le libéralisme le plus grossier (y compris dans ses variantes administratives). L'erreur tient au diagnostic, trop rapide du "vide" comme lieu de souffrance appelant "intervention". Le "vide urbain", espace-temps polysémique, est ruine et devenir, excès et nudité. Des mangroves s'y développent. Le désir et l'effroi y frayent sans pudeur et romantisme.
Jardins ouvriers déglingués de bricoles, écumes des taudis, envers des passerelles et ponts d'autoroutes des dégazages et dézinguages, favelas et ruelles végétales des déchets, dédales et ruisseaux des misères, autant d'interstices et hauts fonds résistant et, peut-être, érodant, la ville LCD.

mardi 4 septembre 2007