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dimanche 20 novembre 2011

Le pont de Schwerin

Le pont de Schwerin comme
Autour de la rizière de Ryukuku
Où nous cheminions
Avant que tu ne t’envoles et disperses la nuée
Je connaissais ta force
simplement te le
rappeler

lundi 31 octobre 2011

Palavras de luz

Photo : CRN, Lisbonne, 2011
Plusieurs mètres devant toi
tu prends la photo
échappée de ce film qui se déroule sous tes yeux
le murmure de la lumière
réminiscence d'Aurore

lundi 25 février 2008

Peut-être mon nom

l'éternité se repose encore
et des décombres du présent
tu retires un nom
alors sans ta bénédiction
j'irai voler un peu d'été
puis
me rendormirai

il n'y aura plus
d'autre sanctuaire
que ton regard

Quarta-feira

nous nous retrouverons
et les abîmes perdront leur
couleur d’hélice. Douces
ardoises ce champ de lumière
que rien ne vient crever
pas même cet arc souple
que tu me montres d’un geste
d’aquarelle : c’est ici que la voix
se fait corniche

mardi 23 octobre 2007

F de Fenster

1.
vision de ta robe
ces deux étés de percale
surjetés
cette petite projection privée par
la fenêtre
écran sans fin
la force de ta fatigue
austère et pleine de nos vies
qui dans le jour renonçaient à
l’amour

2.
comme on
s’applique à dire le mot
- aussi lisse qu’un mur -
comme il n’est plus le roi de la forêt
il peut tester le pouvoir de cette profération
sur les êtres qu’il rencontre
et voilà comment
à l’aide d’un mot nouveau
et débarrassé du pouvoir qui l’encombrait comme une
maladie mortelle
voilà comment
celui qui avait perdu son
nom
fit de toi
l'objet même de la rencontre
- ce futur lointain du poème

jeudi 18 octobre 2007

Quentin Lavari

Tu me disais
Que la neige allait fondre et que
Je disparaîtrai que je t’abandonnerai
Comme Quentin Lavari et je
Ne suis pas parti le jardin le
Nôtre est toujours là – je te vois
Accroupie
T’en occuper m’oubliant et moi
M’oubliant t’oubliant n’attendant pas que
La neige fonde mais que la neige vienne
Et qu’enfin je puisse y laisser des traces y
Puiser une destinée
Mais il faut parler et t’expliquer
Et je suis comme Quentin Lavari
Ne parlant que dans le sommeil

mercredi 12 septembre 2007

A coté du texte « ébauche identités »

tes baisers sont bons mais mais
je dois travailler cette nuit
hier déjà ou il y a dix ans
je te disais : "puisque nous serons seuls
l'un mourra
et l'autre
verra passer la mort"

je te vois monter et je crois
que tu oublies de m'en
vouloir

dimanche 2 septembre 2007

Retour à l'écorce

oui, ce retour à l’écorce

promesse vaine
ouverte
*
ton ventre qui m’entoure
ta peau tendue comme un soleil
blesse tant elle est douce
- après ton départ
compter ?
*
tant de rues où détacher
le pas
le ranger dans le sac
comme on ravale des questions