lundi 3 septembre 2007

Avant qu'elle ne se retourne






c'est encore l'ombre creusée
qu'il étreint sans la supprimer
oublie sans lui pardonner
et c'est elle qui appelle désormais
et qui feint de disparaître

dimanche 2 septembre 2007

After Religion 4


Before Religion 3


Magic Mirror Maze


combien de fois faut-il tirer pour que l'ego
vole en éclats ?


Retour à l'écorce

oui, ce retour à l’écorce

promesse vaine
ouverte
*
ton ventre qui m’entoure
ta peau tendue comme un soleil
blesse tant elle est douce
- après ton départ
compter ?
*
tant de rues où détacher
le pas
le ranger dans le sac
comme on ravale des questions

A minha Torre de Belém


Main(s)




"y así dos manos son una sola mano"
Roberto Juarroz in Decimocuarta poesia vertical, 67


Dans le texte de Juarroz, le processus de fusion jusqu'à disparition du double, associé au "voyage", n'est que solution provisoire. A la fin du poème, rien n'est joué : la question reste posée car la réponse n'engendre qu'échanges muets.
Comment détacher main et bras ? En somme, qu'est-ce que la main sans le mouvement ? Véritable poumon, le bras aurait cette fonction unique : dédoubler (le double réincorporé) sinon décupler des potentialités de porte-lance. Le bras, son plus fidèle ami, est le voyage de la main. A ce stade, le reste du corps est inutile. Main-bras=poumon et cette possibilité du déplacement. Donc, tout à la fois, jambe et pied. Nouveau centre, distribuant singuliers et pluriels organiques le long d'une ligne de partage qu'il faut fouiller avec obstination.
*
Pour Jabès (La Mémoire et la main), la main est condensé de l'expérience humaine; bien plus que le visage - si ce n'est, visage véritable.
Alors, oublions provisoirement le pessimisme de Bernard Noël.
Dans Extraits du corps, les mains sont impuissantes et déchirées. C'est toujours le geste qui, parfois en pleine lumière, efface la main, les mains -condamnées au silence, à l'obscurité.